Rêve

J'ai rêvé de toi cette nuit.
Oh, ce n'est qu'une fois de plus, me diras-tu, et puis, j'ai déjà fait des rêves de toi beaucoup plus intenses et sulfureux que celui-là. Mais la symbolique en plus, ça joue beaucoup.

Nous étions dans un tribunal. Toute ma famille était là. C'était moi qu'on jugeait. Les jurés étaient composés de psychiatres. Mon histoire déambulait sous mes yeux. Des témoins de mon enfance gâchée qui niaient le mal qu'ils m'avaient fait.
J'essayais de crier, de hurler que les bleus sur mes jambes au retour de l'école, je ne les avaient pas inventés.

Quel rapport avec Toi, me demanderas-tu. Mais pendant tout ce temps, tu étais là, Amour de ma vie, assis sagement près d'un membre de ma famille. Présent parce que, malgré toi, tu étais la cause de ce procès. Parce que c'était mon amour pour toi qu'on jugeait. Comme si cela avait été un crime, laissez-moi rire. Jugée d'aimer.
Et puis le rapport avec toi, c'est ma vie entière. Je suis née pour toi, alors tout te concerne. Tout n'a qu'un seul aboutissement : toi.

Au début, j'étais génée que tu sois là. Génée et étonnée que tu aies accepté l'invitation. Tu regardais tout avec intérêt, ce sourire accroché à tes lèvres, tes petites lèvres charnues que j'aime tant. Enfin, un espoir : une place se libère à côté de toi. Par un brillant subterfuge, je m'y glisse comme si de rien n'était. Tu te tourne vers moi, me sourit. Tu n'as pas conscience de l'importance de ce procès. On veut m'empêcher de t'aimer, me forcer à tirer un trait sur toi. Tu ne te doute pas encore à quel point tu m'es indispensable et vital. Même si tu me tue. Après tout, pour pouvoir vivre, un nourisson souffre à l'ouverture de ses poumons. Moi c'est pareil, je souffre de toi pour pouvoir vivre un peu plus fort.
Mais revenons à ce rêve. Nous avons commencé à parler. Du coup, j'en oubliais le procès, il n'y avait plus que toi et moi. Je tentais de mettre en avant mon humour et je t'ai fait rire. C'était gagné, j'avais ma chance. Mais trop tard, on m'arrachait à toi et on me replaçait sur un siège, loin trop loin.
Et puis je me suis réveillée.

Je me suis réveillée avec ce sentiment que je t'avais plu. Ce que les autres refusent d'admettre et qui pourtant me permet de me lever tous les jours : j'ai ma chance. J'ai le pouvoir de tout donner pour avoir droit à ma bulle de paradis.
Ils veulent tous que je t'oublie. Ils ne savent pas, ils ne se rendent pas compte. Et toi non plus, tu ne sais pas encore.

Quel curieux symbole : moi, accusée de t'aimer et jugée pour cela. J'aurais aimé continuer ce rêve pour voir si j'allais écoper de la prison à perpétuité.

Messieurs les jurés, je n'ai pas d'avocat pour me défendre, je suis seule face à vous avec mon amour. Vous pouvez m'enlever ma liberté physique, vous pouvez me bourrer de médocs mais vous ne pourrez rien, mais rien faire contre mon amour pour cet homme, cet homme que pour la première fois je nomme : GAD ELMALEH.

Allez, rendors-toi va.
Rêve
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# Posté le dimanche 27 décembre 2009 15:20

Quoi, moi ? T'aimer encore ?

Je suis l'Homme à Tête de Chou

Moitié Légume, moitié mec.

Pour les beaux yeux de Marilou, je suis allé porter au clou ma Remington et puis mon break.

J'étais à fond de calle, à bout de nerfs j'avais bu un copeck.

Du jour où je me mis avec
Elle, je perdis à peu près tout.

Mon job, la feuille de chou à scandales qui me donnait le beafteck.

J'étais fini, foutu, échec
Et mat aux yeux de Marilou
Qui me traitait comme un blanc bec
Et me rendait moitié coucou.

Ah non, tu peux pas savoir mec.
Il lui fallait les discothèques
Et bouffer au kangourou club. Alors j'signais des chèques sans provision j'étais fou, fou
A la fin j'lui ai fait le caillou comme un melon
Des pastèques.

Mais moment, j'vais pas tout déballer comme ça aussi sec.

Quoi, moi ? T'aimer encore ? Des clous.

Qui et où suis-je ?
Chou ici ou dans la blanche écume Vareck

Sur la plage de Malibu...
Quoi,  moi ? T'aimer encore ?
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# Posté le jeudi 24 décembre 2009 09:38

Ma quête

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile

Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon c½ur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.


Parce que rien ni personne ne pourra m'enlever de la tête cette obsession. Vous pouvez tenter tout ce que vous voulez à coup de médocs et de paroles. Il est ma quête, mon inaccessible étoile que j'atteindrais un jour. Parce qu'il le faut.
Ma quête

# Posté le lundi 14 décembre 2009 14:23

Burn out

" Il est des douleurs qui sont proches du climax, proches de l'orgasme tellement elles sont fulgurantes. "



Assise sur son néant
Désenchantement décadent
Les yeux fermés elle regarde
Où l'emmènent ces flux qui hasardent

Mon avenir est entre leur bras
Trouver le mode d'accès immédiat
Et ne plus entendre sonner le glas
D'un monde d'où je ne suis pas

Assise au milieu de ces gens
Comportement désespérant
Se bouche les oreilles et écoute
Ses rêves couler au compte-goutte

Moi je sais où est ma voix
Trouver la force de donner le la
Et quitte à faire mon Mea Culpa
Autant que vous voyiez ça

Assise dans ce train sinuant
Bouleversement imminent
Les lèvres closes elle chante
La vie qui l'attend languissante

Mes talons qui se touchent dans la danse
Signifient que mes talents attendent la transe
Dieu seul connait l'heure de mon apogée
Dis Doc' ne me fais pas trop patienter

Burn out

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 13:11

C'est une petite Poupée...

" Après la naissance de Charlotte, après l'avoir tenue dans mes bras, je suis rentré où nous logions, du côté de Chelsea. C'était en pleine nuit, il n'y avait plus un autobus, plus un taxi.
Je suis parti à pied et il a commencé à pleuvoir. J'ai dû marcher deux heures, j'ai traversé tout Londres. Jamais je n'ai fait de promenade plus heureuse de ma vie. Cette nuit là, j'ai touché le bonheur du doigt. "

S.G

Petite Chaïli, tu n'es qu'à l'aurore de ta vie, tu ne sais pas encore, tu ne te rends pas encore compte à quel point nous t'aimons. A quel point ta présence nous est indispensable. A quel point il est bon de te voir vivre. Ani ohev otah.
C'est une petite Poupée...
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 10:18

Modifié le mardi 17 novembre 2009 13:09